06.02.2011
2011:année du bénévolat et du volontariat
L'année 2011a été déclarée par le Conseil des ministres et le Parlement européens Année européenne des activités de volontariat pour la promotion de la citoyenneté active pour désigner les deux formes d’engagement qui correspondent aux formes d’engagement que la Commission souhaite célébrer.
Tous les pays européens y participent. En France, la Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative du Ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative est responsable de la coordination des événements qui ponctueront cette année.
A cette occasion, une campagne de labellisation aura lieu du 7 au 13 février 2011.
Les priorités de cette année 2011 sont :
-développer le bénévolat et le volontariat
-mieux les reconnaître et mieux les valoriser
-développer leur dimension européenne
Nous souhaitons une très bonne "semaine du bénévolat et du volontariat" à toutes celles et ceux qui prennent de leur temps pour participer à cet engagement citoyen, qui est primordial pour garder les liens sociaux dans une société de plus en plus individualiste.
Quelques sites qui évoquent cette journée et cette année:
http://anacej.asso.fr/2011/01/16/2011-annee-du-benevolat-... site auquel j'ai emprunté ces informations
http://www.benevolat.public.lu/fr/actualites/2009/04/anne...
Le communiqué de presse de la Commission annonçant le lancement de cette année
Bonne lecture
Viviane Boussier
09:57 Publié dans Actualités, Le savez-vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.02.2011
Lu pour vous !
La maison de l’Europe à Paris, dans sa lettre n° 16 de Janvier/février 2011, fait le point sur l’actualité et les conférences qui ont eu ou auront lieu pendant cette période.
Parmi celles-ci, l’audition de Jean-Paul COSTA , Président de la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
Jean-Paul Costa, Président de la Cour européenne des droits de l'Homme depuis 2007, était l'invité de la Maison de l'Europe de Paris, le 9 décembre 2010. Il est le deuxième Français, après René Cassin, père de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, à présider l'organe juridictionnel du Conseil de l'Europe. Il a expliqué le rôle de la Cour et l'importance de la Convention européenne des droits de l'homme, texte qui célébrait son soixantième anniversaire le 4 novembre 2010.
Le document joint explique clairement le rôle de cette Cour, à ne pas confondre avec la Cour de justice européenne.
Je vous invite aussi à lire le débat sur la politique énergétique de l’Europe dans le cadre de la séance du Conseil européen du 4 février consacré pour la première fois exclusivement à l'énergie. (voir notre note du 28 Janvier sur ce sujet de l'Europe de l'énergie)
Tout ceci est sur le site de la maison de l’Europe de Paris
Viviane Boussier
08:47 Publié dans Actualités, Le savez-vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.02.2011
A découvrir !
Connaissez-vous « l’agora citoyenne » ?
Elle est un lien entre le Parlement européen et la société civile en Europe. C'est un outil unique, tant par sa structure que par son ampleur, pour débattre des sujets de l'agenda du Parlement qui intéressent les citoyens.
Le but de la troisième AGORA des citoyens a été de faire prendre conscience des rapports entre l'actuelle crise économique et financière et différentes formes de pauvreté, en mettant surtout l'accent sur la prévention et, en fin de compte, sur l'élimination de la pauvreté et de l'exclusion sociale.
En Europe, sur 500 millions d'habitants, on estime à 80 millions ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté.
Cette troisième Agora citoyenne a eu lieu dans le Parlement européen à Bruxelles les 27 et le 28 janvier 2011. Le programme et une partie des débats sont sur le site du Parlement européen.
21:29 Publié dans Le savez-vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.12.2010
Le budget européen 2011, un vrai casse-tête !
La stratégie UE 2020, soit la vision de l’Union Européenne en 2020, se veut ambitieuse, même si beaucoup de députés ont émis des réserves sur ses ambitions. Le but de cette « stratégie » est de sortir l’UE de la crise tout en accélérant sa conversion vers une économie plus verte, basée sur la croissance, et en remédiant à certaines de ses faiblesses.
Cet objectif ne peut être atteint avec les moyens budgétaires actuels de l’UE et ce d’autant plus que la majorité du budget est financée par des contributions nationales provenant d’Etats membres contraints à réaliser des coupes budgétaires. 
Pour être à la hauteur de ses ambitions, l’UE a besoin d’une nouvelle ressource propre, dont les revenus parviendraient directement au budget de l’Union sans passer par le niveau national, d’où la discussion actuelle et récurrente d’un impôt européen, suggestion difficile à présenter aux européens dans le contexte financier et économique actuel; cette ressource permettrait d’augmenter le budget, de réduire les contributions et, dans plusieurs domaines (solidarité, défense, recherche et innovation, infrastructures européennes d’énergie ou de transports, etc.),de rationaliser les dépenses par des économies d’échelle et par une action plus efficace avec moins de moyens.
Le mécanisme budgétaire
Chaque année, le budget de l'UE est arrêté démocratiquement par le Conseil et le Parlement. Il est contrôlé soigneusement par les services de la Commission et la Cour des comptes européenne et il est soumis à la supervision du Parlement européen dans le cadre de la procédure de décharge annuelle.
Le budget 2011 est le premier en discussion sous le traité de Lisbonne. Le conseil européen et le Parlement sont maintenant sur un pied d’égalité pour son adoption.
Les points de blocage sur le budget 2011
La commission a présenté un projet en augmentation de 5,9% par rapport à celui de 2010, le 27 avril, mais en Août, le conseil a préconisé seulement 2,9%. En Octobre, le Parlement a demandé une augmentation de 6% ! Si aucun accord n’intervient avant la fin du mois de décembre, le budget fonctionnera selon les modalités de celui de 2010, soit un financement moindre ou nul pour certains postes qui n’étaient pas budgétés, en particulier des fonds de solidarité et d’ajustement à la mondialisation, sans compter qu’aucun planning ne peut être projeté sur plusieurs mois.
Jusqu’au 15 Novembre, les négociations entre le Parlement européen et le conseil européen étaient au point mort, la difficulté venant surtout des questions institutionnelles, notamment celle sur l’ouverture de négociations sur la création de ressources propres à l’UE.
Une ouverture :
L’ouverture de négociations étant acceptée, en particulier sur les questions politiques, la commission a adopté « au pas de course », son nouveau projet de budget pour arriver à un accord entre le Conseil et le Parlement.
Le 2 Décembre, le parti populaire européen a déclaré qu’il pourrait voter « oui » au nouveau projet de budget européen pour 2011.
Va-t-on alors vers le vote du budget et « la fin du tunnel » ?
Sources : Euractiv.fr
Parlement européen: budget 2011
Viviane Boussier
21:22 Publié dans Actualités, Le savez-vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.09.2010
Le "Paquet" supervision financière
La crise financière a montré que le comportement imprudent de certaines banques pouvait mettre en danger l'économie européenne dans son ensemble. C'est pourquoi le Parlement européen a fait d'une supervision financière au niveau européen l'une de ses priorités. Les négociations avec la Commission européenne et les Etats membres ont été difficiles ; elles ont néanmoins abouti aujourd'hui.
Lire la suite sur le site du Parlement européen
Quelques explications
Le but des parlementaires était d’aboutir à une supervision financière efficace et européenne. Un premier « trilogue » (négociations entre Commission, Parlement et Conseil) s’était tenu il y a deux jours, mais les quatre groupes parlementaires (S&D, PPE, ADLE et Verts) ont maintenu leur coalition commencée il y a un an pour faire aboutir leurs projets, plus ambitieux que ceux de la Commission et du Conseil.
Leur objectif était la réalisation d’une supervision financière efficace européenne et une supervision des agences de notation européenne. Ont été créées trois structures : l’ESMA (autorité Européenne des Marchés), l’EBA (Autorité bancaire européenne) et l’EIOPA (autorité Européenne des Assurances et pensions professionnelles).
Le président du Comité européen du risque systémique (CERS) sera le Président de la BCE (Banque Centrale Européenne) qui devrait disposer d’une autorité morale nécessaire pour faire respecter les recommandations de ce CERS qui ne sont pas contraignantes.
Le CERS a été créé à la fin de l’année dernière. Il est chargé d’alerter sur les risques « systémiques » pesant sur la stabilité financière et de faire des recommandations sur la manière de les traiter afin d’éviter de futurs problèmes. En plus des spécialistes, des universitaires et des représentants de PME siègeront dans ce comité.
L’accord entre ces trois institutions doit être approuvé par les" 27" le 7 septembre et par le Parlement Européen lors de la 2ème session plénière de Septembre. Les nouvelles institutions pourront alors être en place pour le 1er Janvier 2011.
Document joint : la déclaration commune aux 4 groupes parlementaires concernant la supervision financière
Sur la photo de droite: Conférence de presse avec les principaux négociateurs : de gauche à droite, Sylvie Goulard (Parlement européen), Didier Reynders (Conseil de l'UE), Sharon Bowles (Parlement européen) et Michel Barnier (Commission européenne).
Sources : sites de S Goulard et du Parlement européen
23:09 Publié dans Actualités, Le savez-vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.08.2010
Les fonds européens
Des fonds européen au quotidien ou « l’Europe, une idée, une réalité » !
Savez-vous ce que sont les fonds européens, Feder, Feader, FSE, dont bénéficie la région Ile-de-France, peut-être votre commune, et surtout quelles en sont les utilisations ?
La réponse est donnée dans les reportages à découvrir ci-dessous. Ils ont été réalisés par la préfecture de notre région et sont visibles sur la page
La première vidéo, dans la rubrique " des fonds au quotidien" explique ce que ce sont ces fonds.
La deuxième, elle-même en deux parties, donne des exemples concrets des aides apportées par l’UE dans les départements franciliens. Vous serez peut-être surpris de découvrir des réalisations proches de chez vous (exemples : Versailles, Les Mureaux, Chanteloup-les-Vignes…). Ces deux reportages ont été réalisés à l’occasion de la Fête de l’Europe, donc en mai, mais sont mis en ligne aujourd’hui, ce qui ne gêne pas l’information !
Les deux vidéos : 1ere partie et la deuxième partie
La rubrique « Focus et exemples » donne des exemples de réalisations, en particulier, pour les Yvelines: l’Opération Seine Aval
La liste des bénéficiaires de ces fonds est aussi publiée dans la rubrique bénéficiares :
Vous verrez les réalisations sur Seine Aval, Les Mureaux, la Communauté de communes des deux rives, la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie), Andrésy.
A remarquer que les Yvelines sont parmi les départements qui reçoivent (et demandent) le moins, l’Ile de France étant elle-même, globalement, une des régions qui utilisent le moins ces fonds.
Bonne lecture
Viviane Boussier
17:42 Publié dans Le savez-vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.07.2010
Les stress tests
Les tests de résistance des banques européennes
A quoi servent les stress tests ?
Ces tests de solidité auxquels les autorités européennes ont soumis les banques servent à évaluer leur capacité de résistance à une nouvelle récession sur les deux prochaines années donc à rassurer les marchés sur la solidité du secteur bancaire. L'objectif de ces tests est de savoir quelles sont les banques qui ne se survivraient pas à une nouvelle crise, pour ensuite organiser leur recapitalisation. Trois scénarios plus ou moins pessimistes ont été testés : un scénario de base, un scénario de récession et un scénario dans lequel interviendrait de fortes pertes sur les emprunts d'Etat
(Source : l’Expansion -23 Juillet-)
Seules sept banques européennes ont échoué à ces tests dont les résultats ont été connus vendredi 23 juillet.
Cependant la qualité des tests a été critiquée, certains les jugeant notamment trop faciles.
Dans le texte ci-dessous, Olivier Barthalon, qui n’est pas d’accord avec cette contestation, donne ses arguments ; je le livre à votre réflexion tel qu’il nous le communique.
Viviane Boussier
Les tests de résistance des banques européennes sont-ils valables ?
- Travaillant depuis 30 ans en direction comptable et financière de banques (où on élabore tous les ratios de sécurité bancaire), je ne suis pas d'accord avec les critiques négatives sur la qualité des tests de résistance.
Les banques, qui doivent être contrôlées car le métier est "dangereux"-on l’a vu avec la dernière crise- envoient chaque mois ou trimestre à la banque centrale leurs situations avec une série de ratios. Ceci permet à la banque centrale de faire toute une série d'analyses sur les risques pris par chaque banque, y compris des scénarios de crise (parfois en relation avec la banque en question).
- Ainsi, ce qui est publié n'est qu'une petite partie de ce que doit faire toute banque centrale sérieuse, c'est-à-dire veiller à ce que les risques pris par le système bancaire restent limités : c'est le cas en Europe.
Ce cadre limite européen et international est actuellement défini par les accords de Bâle II (Bâle III est en cours de négociation).
Cependant, Bâle II est appliqué dans la plupart des pays développés (depuis le 1.1.2007 en UE) sauf aux Etats-Unis ; à noter que s'ils l'avaient appliqué à cette date, la crise des "subprimes" aurait été moins forte !
- Les banques ont sûrement des défauts, mais en terme de gestion rigoureuse des risques et des limites, je peux dire de l'intérieur que celle où je travaille est un modèle du genre, d'ailleurs reconnu à l'extérieur.
- Sur les tests de résistance publiés, ceux-ci démontrent que le système bancaire européen est solide (seules 7 sur 91 grandes banques n'ont pas assez de fonds propres à ce jour), en tout cas bien plus que celui des Etats-Unis l'année dernière où 10 des 19 plus grandes banques étaient insuffisamment capitalisées, et où les faillites bancaires battent des records : 140 l'année dernière, 103 cette année depuis le 1er janvier à ce jour. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que quasi 100% du système financier en zone euro est contrôlé par la banque centrale, alors que c'est à peine 50% aux Etats-Unis, d'où les retards pour détecter la crise des "subprimes" ou crédits sous primés.
Certes, il peut y avoir des faiblesses dans ces tests, notamment dans la prise en compte trop partielle du hors bilan et des dérivés de gré à gré, dont les encours très élevés sont surtout aux Etats-Unis et dans les banques anglaises en grande partie nationalisées ; la plus grande faiblesse n'est donc pas là où la presse l'indique.
Dans la réalité, l'Europe a un système beaucoup plus fiable que celui des Etats-Unis. On estime à 3,5 milliards d'euros le manque de fonds propres, dans des métiers bancaires simples de dépôts et de crédits classiques. Mais l'on entend tous les économistes béats du libéralisme borné dire le contraire !
La campagne de presse contre le risque souverain européen nous a coûté très cher, de façon scandaleuse, notamment pour les pays de la zone euro qui ont un déficit 2 fois moindre que le Japon ou les Etats-Unis, avec un endettement plus faible.
Un exemple : avec l'inconséquence de notre gouvernement, la différence des taux d'emprunt à 10 ans entre la France et l'Allemagne a atteint récemment jusqu'à 0,60 point de pourcentage ; appliqué aux 1 500 milliards d'euros de dettes, cela peut coûter 1 500 x 0,60% = 9 milliards par an à l'Etat français, soit pour chacun des 65 millions de français près 1 500 € par an, ou 3 000 par foyer fiscal.
Ce coût est beaucoup plus élevé pour les Espagnols ou Portugais (2 à 3 points de pourcentage de coût d'emprunt supplémentaire) et encore beaucoup plus pour les Grecs (6 à 7 points) qui avaient un peu trop triché sur leurs statistiques.
Et cet argent est gagné par qui ? Souvent par des spéculateurs anglo-saxons qui ont organisé une campagne de presse scandaleuse contre la zone euro et après l'échec d'émission de bons du Trésor aux Etats-Unis en mars 2010.
Il ne faut pas oublier que nous sommes en "guerre économique" ; l'Europe doit savoir se défendre.
Par ailleurs, trop d'économistes se sont encore trompés : ceux bornés par la pensée unique libérale anglo-saxonne, à l'instar de celle des marxistes soviétiques des années 1960 ! La conjoncture s'avère meilleure en Europe qu'annoncée et moins bonne aux Etats-Unis ; c'est quasi systématique chez eux : leurs prévisions sont devenues un instrument de propagande. La conséquence est la rechute du dollar US.
Olivier Barthalon
15:27 Publié dans Actualités, Le savez-vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.07.2010
Les eurodéputés au Parlement
La Fondation Schuman nous livre, dans sa lettre du 5 Juillet, les résultats de son
étude sur les eurodéputés français au Parlement Européen. C'est un assez long mais intéressant document dont je vous livre ici l'introduction
Un an après les élections de juin 2009, le bilan est assez mitigé avec peu de progrès, certains reculs et des faiblesses réelles. Si les eurodéputés français sont mieux représentés au sein des commissions influentes, on doit noter un fort taux de renouvellement - qui a un impact négatif en termes de capacité à obtenir des postes de responsabilité - et l’absence d’eurodéputés français au sein du Bureau du Parlement européen ; par ailleurs, la légère augmentation du nombre de coordinateurs dissimule mal l’écart persistant avec celui des autres «grandes » délégations nationales ; en dernier lieu, le problème du cumul des mandats caractérise de manière singulière près de la moitié des eurodéputés français.
et la conclusion :
Le Parlement apparaît désormais comme une institution où les députés français peuvent avoir une réelle influence sur la législation européenne, au service des citoyens qui les ont élus, mais aussi plus largement des citoyens européens.
Même si les groupes parlementaires organisent dans la pratique l’essentiel des travaux sur les textes législatifs, il n’en demeure pas moins que, sur certains textes particulièrement sensibles au niveau des États membres, les délégations nationales jouent un rôle qu’on ne peut négliger.
Or, un an après les élections de juin 2009, le bilan est assez mitigé en ce qui concerne l’influence des Français, avec peu de progrès, certains reculs et des faiblesses réelles. Si les eurodéputés français sont mieux représentés au sein des commissions importantes, on doit noter un fort taux de renouvellement - qui a un impact négatif en termes de capacité à obtenir des postes de responsabilité - et l’absence de députés français au sein du Bureau du Parlement européen ; par ailleurs, la légère augmentation du nombre de coordinateurs dissimule mal l’écart persistant avec celui des autres « grandes » délégations nationales ; en dernier lieu, le problème du cumul des mandats caractérise de manière singulière près de la moitié des eurodéputés français.
L'ensemble de la lettre est disponible ICI
Pour illustrer cette étude, je vous propose de découvrir l'interview de Sylvie
Goulard, qui, sur son site, donne ses impressions d'eurodéputée au Parlement, une école de discipline et de modestie. Il faut se rappeler qu'elle est élue dans le Grand Ouest, d'où le titre de sa chronique "de Carnac"
Pour réfléchir sur les élections de nos futurs eurodéputés, et compléter ce dossier, une Proposition de loi -en préparation-rétablissant une circonscription unique pour l'élection des représentants français au Parlement européen découverte sur le site de Légifrance, une loi qui ne contribuerait certainement pas, à mon avis, à rapprocher nos députés de leurs électeurs et donc à rapprocher l'Europe des citoyens !
Viviane Boussier
23:30 Publié dans Actualités, Le savez-vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.07.2010
Le SEAE !
Il faut déjà décoder ces initiales : Il s’agit du Service Européen d’Action Extérieure
Un accord sur ce service européen d’action extérieure est intervenu le 8 Juillet, après six mois de discussions entre les Etats, les eurodéputés et la Commission.
Cette institution est prévue dans le traité de Lisbonne dans le but d’établir « une diplomatie européenne pour compléter, voire, à terme, se substituer aux diplomaties nationales, et ainsi mieux faire entendre la voix de l’Union européenne dans le monde [L’Express] et de soutenir dans ses missions le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politiqu
e de sécurité.
Le consensus a été long à trouver, les parlementaires craignant la main mise trop importante des Etats sur ce service. Le compromis final prévoit qu’au moins un tiers des effectifs du SEAE provienne des services diplomatiques nationaux, mais qu’en contrepartie 60% du personnel soit composé de fonctionnaires européens, le reste étant des diplomates nationaux. Les députés auront également le contrôle budgétaire du service [AFP] et ils comptent bien exercer une grande vigilance sur les diplomates européens.
Un poste de secrétaire général est créé : il sera sans doute confié au diplomate français Pierre Vimont, actuel ambassadeur à Washington (...). C’est lui qui sera la véritable cheville ouvrière du SEAE, sous la responsabilité de la ministre des Affaires étrangères, Catherine Ashton.
Ce service arrivera-t-il à créer une véritable diplomatie européenne ? Ce nouveau service sera-t-il indépendant des diplomaties nationales puisqu’elles fourniront 40% du personnel ? A cet argument, Catherine Ashton, la Haute représentante pour les Affaires étrangères de l'UE, qui dirigera ce service répond, lors d'un débat au Parlement européen :
"Nous ne pouvons pas nous permettre d'agir en ordre dispersé dans un monde qui connaît des mutations de pouvoir fondamentales et dans lequel les problèmes sont de plus en plus complexes et interconnectés…
"Nous devons défendre les intérêts de l'Europe et projeter ses valeurs d'une manière plus cohérente et efficace. Et nous devons être ambitieux sur la manière dont nous le faisons", a-t-elle ajouté.
Il ne reste plus qu’à mettre le service en place, et notamment choisir les 6000 personnes qui le constitueront, dont 2000 diplomates (on va encore parler de technocrates !) : il devrait être opérationnel à partir du 1er janvier 2011.
La création de ce nouveau service laisse malgré tout beaucoup de questions non résolues: en particulier celle, fondamentale, d’une véritable politique étrangère et d’une politique de sécurité et de défense commune. Quel sera le poids respectif des Etats ? Certains –les « grands Etats »- ne voudront-ils pas jouer un rôle plus important que d’autres ? Ce service devra déjà rapprocher des positions toujours différentes -l’actualité passée a démontré que les Européens étaient loin de parler d’une seule voix !- Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, la méthode communautaire, et non intergouvernementale est la seule possible pour que l’UE soit un acteur mondial et non le « nain » politique qu’elle est actuellement, ce qui la rend inaudible sur la scène internationale.
Quand aucun chef d’Etat étranger ne demandera plus, « l’Europe, quel numéro ? » mais traitera avec l’UE et non avec chaque Etat individuellement, alors, seulement, l’Europe aura fait un grand pas.
Le SEAE ne restera pas un « effet d’annonce », comme l’écrit Jacques Delors dans son interview du 15 Juin, dans le Figaro :
… nommer un haut représentant alors qu'il n'y a pas de politique étrangère commune, c'est une erreur, un effet d'annonce. Or, les annonces non suivies d'effets sont désastreuses pour l'idée européenne.
Mais il faut bien déjà commencer à mettre en place ce service, à le faire évoluer en fonction de l’actualité et des personnalités pour créer une politique étrangère commune ! Une Europe créée à petits pas, en souhaitant qu’une crise ne soit pas utile pour en faire naître le besoin !
Dernière info : site du SEAE (9 Juillet) :
Plus de 100 ONG des droits de l'homme convergent à Bruxelles

Les droits de l'homme, la démocratie et l'État de droit sont des valeurs fondamentales de l'UE qui ont été ancrées dans son traité fondateur. Lors de la dernière révision du traité en 2009, les droits de l'homme ont été encore davantage renforcés.
Sources : ponctuellement les sources citées dans le texte et « Toute l’Europe », « Les coulisses de Bruxelles » pour l’aspect institutionnel et le blog de Robert Toulemon qui évoque certaines questions, à mon avis « fondamentales «, pour l’avenir de l’Europe via cette création
Viviane Boussier
07:52 Publié dans Actualités, Le savez-vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.07.2010
A propos de la Présidence belge
Bonjour Belgique, 
C’est dans ces termes que le site de " Toute l’Europe " salue l’arrivée de la Belgique à la présidence tournante de l’Union Européenne, après celle de l’Espagne.
Mais c’est dans d’autres termes que le site de Jean Quatremer, « Les coulisses de Bruxelles » salue cette même arivée :
La Belgique, pays sans tête, prend celle de l’Union
Depuis le 1er Juillet, et ce jusqu’en Janvier 2011, c’est donc la Belgique qui assure la présidence de l’Union Européenne.
Petit rappel à propos de deux institutions :
Le Traité de Lisbonne a créé une présidence stable du Conseil européen. Mais le principe des présidences tournantes est maintenu pour les Conseils des Ministres sauf le Conseil des Affaires étrangères, présidé par le « Haut Représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la Sécurité, actuellement Catherine Ashton.
Cette présidence tournante est assurée par des groupes de trois États membres pour une période de 18 mois. Chaque membre du groupe assure à tour de rôle, donc pour une période de six mois, la présidence des Conseils des ministres (à l'exception de ceux des Affaires étrangères). Un programme commun est élaboré par les trois Etats de la « troïka », en concertation avec le Président du Conseil européen ; chaque Etat peut néanmoins proposer ses priorités pour la présidence.
Le but du système de programme commun pour 18 mois est d’assurer une certaine continuité des politiques de la présidence, tout en permettant à chaque État de présider le Conseil de l'Union européenne pendant une période limitée.
De janvier 2010 à juin 2011, la présidence du Conseil est organisée en coopération par l’Espagne, la Belgique et la Hongrie qui prendra donc la présidence tournante en janvier 2011. Après, ce sera le tour du trio : Pologne, Danemark et Chypre.
Le maintien de la présidence tournante, qui a fait et fait encore débat, favorise l'implication des dirigeants et de l'opinion publique du pays concerné et renforce ainsi le sentiment d'appartenance du pays à l'Union puisque chaque Etat propose ses priorités.
A côté de cette institution « tournante », le traité de Lisbonne a créé la fonction de président du Conseil européen pour un mandat de deux ans et demi renouvelable.
Depuis le début de l’année 2010, le belge Herman Van Rompuy occupe ce poste. Son rôle principal est de présider et d'animer les travaux du Conseil européen, mais surtout, la création de cette institution répond à la volonté de doter l'Union d'un pouvoir politique stable afin d'assurer une continuité d'action et de donner plus de visibilité à l'Europe.
C’est dans ce contexte institutionnel que s’inscrit la présidence belge.
Son programme comprend cinq priorités: situation socio-économique, cohésion sociale, environnement, action extérieure, justice liberté et sécurité.
Mais la principale difficulté belge réside dans son contexte politique national. Depuis les élections de Juin dernier, le Premier ministre, Yves Leterme, n'est chargé que de la gestion des affaires courantes du fait de sa Présidence à intérim. La passation de pouvoir avec la nouvelle coalition gouvernementale entre partis francophones et néerlandophones ne devrait avoir lieu qu’à mi-mandat. Même si les priorités ont été bien définies d’avance, on devine que ceci ne sera pas simple, ni pour la Belgique, ni pour l’Union.
On comprend alors le titre du blog des « Coulisses de Bruxelles » et le début de l’article qui commente l’arrivée de la Belgique à la présidence :
La Belgique, pays sans tête, prend celle de l’Union :
L’Espagne a passé hier-30 Juin (ndlr)- le relais de la présidence semestrielle tournante de l’Union européenne à la Belgique. C’est la succession des éclopés : un royaume sans gouvernement et menacé d’évaporation par la percée des indépendantistes flamands prend la succession d’un royaume dont le gouvernement peine à prendre la mesure de la gravité de sa situation économique…
Et si les institutions tiraient parti de cette situation ? Si la Belgique "préférait théoriser sa propre inexistence" et renforcer le rôle de la présidence stable qui pourraient enfin profiter de l’occasion pour affirmer ses prérogatives ?
Herman Van Rompuy a des atouts : en particulier le fait d’être ancien premier ministre belge lui-même, donc de bien connaître les rouages de son état mais aussi de connaître ceux de l’Union Européenne. Il lui faudrait donc profiter de ces circonstances pour enfin s’affirmer. S’il ne le fait pas dans cette occasion, le risque est qu’il ne le fasse jamais et ce sera encore plus difficile pour ses successeurs. Mais celui que l’on surnomme « Mr Nobody » saura-t-il profiter de cette opportunité ?
Réponse dans six mois !
Viviane Boussier
Sources : Essentiellement le site de Toute l’Europe et le blog de Jean Quatremer : Les coulisses de Bruxelles
Commentaire à propos du logo « EU » (posté en tête de cette note) trouvé sur le site de la présidence belge
Pour symboliser leur coopération dans le cadre du trio de présidences, l'Espagne, la Belgique et la Hongrie ont choisi un logo commun. Il symbolise une nouvelle façon de travailler en équipe, qui doit donner plus de cohérence à l'action de l'Union. Il reprend le sigle "EU" dans les couleurs du drapeau du pays qui préside l'Union. Actuellement aux couleurs de la Belgique, il prendra ensuite celles de la Hongrie.
Pour compléter cette note, un commentaire lu sur la lettre quotidienne Europe Midi n° 869 du 8 Juillet
M. Leterme a affirmé que la présidence belge vise avant tout à " faire moins de promesses et à atteindre plus de résultats ". Le fait que les dirigeants belges soient en ce moment en situation d'affaires courantes " présente l'avantage que nous pourrons nous occuper à temps plein de la présidence européenne "( l'accentuation en gras n'est pas dans le texte ,ndlr), a-t-il fait remarquer. Les eurodéputés apprécient que le gouvernement actuel n'ait pas fixé de longs " catalogues de priorités " impossibles à réaliser, ce qui crée souvent des " désillusions "(l'accentuation en gras n'est pas dans le texte, ndlr) (Joseph Daul, PPE). La Belgique bénéficie aussi d'une légitimité historique, " les présidences belges ont toujours fait avancer l'intégration européenne " (Guy Verhofstadt, ADLE).
Après tout, ce sont des arguments de bon sens qui porteront peut-être leurs fruits !
Viviane Boussier
17:29 Publié dans Actualités, Le savez-vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




