31.07.2010
Prochains rendez-vous !
En pleine période estivale, déjà notre agenda à remplir ! 
-S'inscrire dès maintenant:
Notre Europe aura l'honneur de recevoir, en partenariat avec le Centre d'études européennes de Sciences-Po
Le Président du Conseil européen Herman Van Rompuy
pour un débat exceptionnel sur
"Les grands défis de l'Union européenne"
Le débat sera présidé par Tommaso Padoa Schioppa, Président de Notre Europe
le 20 septembre 2010 de 16h à 18h, à Sciences-Po
27 rue Saint Guillaume, 75007, Amphi Boutmy
Inscriptions : inscription.notreeurope@gmail.com
- Le mois de Septembre est le mois des forum des Associations:
Le Mouvement Européen des Yvelines sera présent
(Rappel et compléments à la note du 29 Juillet)
- A La Celle St Cloud, le 5 Septembre
- A Rocquencourt, le 11 Septembre
- A Voisins-le-Bx, le 11 Septembre
- Au Chesnay, les 11 et 12 Septembre
- A Saint Germain-en-Laye le 25 septembre
- Toujours en Septembre:
Nous recevons de M J.P. Doguet,
Président d’Eurocapitales, Membre du Bureau du CLIF, Membre du ME-F
l'invitation suivante:
Athènes et Patras les 17-19 Septembre
Pour rappel, l'Association Eurocapitales, c'est quoi ?
L'association EUROCAPITALES PARIS-ÎLE DE FRANCE fait partie du Mouvement Européen - Ile de France (CLIF). Elle a pour objectif d'établir des liens entre membres des divers mouvements européens et maisons de l'Europe, plus particulièrement entre ceux qui résident en Ile de France et ceux des capitales nationales ou régionales. Elle vise à créer, en plus des relations officielles et de travail au niveau des organisations centrales, un réseau de relations personnelles entre membres des différents mouvements nationaux.
C'est pour structurer ces échanges que le "Réseau Eurocapitales" a été créé. Les préoccupations des citoyens de ces villes à l'égard de la construction européenne forment l'essentiel de leurs échanges.
L'activité du Réseau Eurocapitales consiste à organiser :
- Des rencontres multilatérales et bilatérales.
- Des échanges d'informations sur les activités respectives.
- Dans les différentes capitales, des rencontres entre citoyens européens ressortissant des différents pays.
(Extraits du site Eurocapitales)
Dans cette perspective des « rencontres entre citoyens européens », celles de 2010 sont organisées en Grèce, à Athènes et Patras, les 17-19 Septembre prochain pour la 12e multilatérale sur le thème
"2010, Année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion".
Les interventions sont en anglais, mais tout membre du MEF peut s'y rendre, étant entendu que l'hébergement et les transports sont à ses frais.
Voici l’essentiel du programme, tel qu’il nous a été communiqué par M.Doguet
invitation Eurocapitales septembre.doc
Vous trouverez aussi ci-dessous, la date du « Café Europe » du mois de Septembre :
Lundi 13 Septembre 2010
18H, Café Le François Coppée,1 Boulevard du Montparnasse, Paris 6e
Café Paris-Europe: Pourquoi "Le Taurillon" ?, par Fabien Cazenave
(les dates des cafés à venir après ce jour seront communiquées ultérieurement)
23:01 Publié dans Agenda Mouvement Européen des Yvelines, Eurocapitales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.07.2010
Nos premières manifestations pour la rentrée et le quatrième trimestre 2010
Voici quelques dates à noter qui feront prochainement l'objet d'informations plus précises :
- notre participation aux Forum d'Associations de La Celle Saint-Cloud le dimanche 5 septembre et de Saint Germain-en-Laye le samedi 25 septembre, de 8 h 30 à 11 h,
- une conférence animée par Jean-Marie Cavada est en projet, sur le thème "L'Europe, et maintenant ?",

- une visite au Parlement Européen à Strasbourg est prévue en novembre.
Nous rappelons aussi qu'un voyage en Hongrie est organisé du 24 au 30 septembre 2010.
Des inscriptions sont encore possibles.
Vous pouvez consulter ci-dessous les documents correspondants (programme du voyage et programme culturel, conditions d'inscription et bulletin d'inscription).
100329 Prgm voyage Budapest-Pecs 24-30.09.10.doc
100329 Budapest-Pesc Cond et Bul.doc
Nous serons toujours très heureux de vous accueillir lors de ces rencontres qui permettent d'échanger directement.
Monique Fernez
12:25 Publié dans Agenda Mouvement Européen des Yvelines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.07.2010
Année européenne 2010 : Halte à la pauvreté !
2010, est l'année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale.
A cette occasion, Touteleurope.fr nous livre son dossier spécial (pour y accéder, c'est ici) et pour mieux comprendre comment s'organise cette lutte au niveau européen, a publié la vidéo que vous pouvez écouter en cliquant sur le lien ci-dessous (avec l'accord de la rédaction de Touteleurope)
En introduction, quelques mots extraits de leur site:
Chaque année depuis 1983, l'Union européenne choisit un thème d'action pour sensibiliser les citoyens à une problématique importante.
L'objectif : faire naître chez les citoyens européens une conscience commune des problématiques qui concernent l'ensemble des pays du continent en mobilisant les institutions, mais également les organisations de la société civile et les citoyens.
L'Année européenne est également l'occasion de mettre une thématique précise au coeur des travaux des décideurs européens
Cette année, l’Union européenne s’est associée aux États membres autour du thème de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Les objectifs de cette Année européenne sont de renforcer la prise de conscience du public sur ces questions et de renouveler l'engagement politique de l’UE et de ses États membres dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
La vidéo est ICI : ou directement sur le lien suivant: http://dai.ly/aQhKE2
Et pour finir sur une note plus gaie, mais qui n'empêche pas le sérieux, quelques idées reçues sur l'Europe et ce qu'elle nous impose ! Parfois comiques, souvent lourdes de conséquences ( se rappeler le "plombier polonais !), presque toujours mensongères, mais bien ancrées dans beaucoup d'esprits !
A découvrir sur le site de la Commission européenne, rubrique communication
Bonne lecture .. et bonnes vacances !
Viviane Boussier
14:59 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.07.2010
Les stress tests
Les tests de résistance des banques européennes
A quoi servent les stress tests ?
Ces tests de solidité auxquels les autorités européennes ont soumis les banques servent à évaluer leur capacité de résistance à une nouvelle récession sur les deux prochaines années donc à rassurer les marchés sur la solidité du secteur bancaire. L'objectif de ces tests est de savoir quelles sont les banques qui ne se survivraient pas à une nouvelle crise, pour ensuite organiser leur recapitalisation. Trois scénarios plus ou moins pessimistes ont été testés : un scénario de base, un scénario de récession et un scénario dans lequel interviendrait de fortes pertes sur les emprunts d'Etat
(Source : l’Expansion -23 Juillet-)
Seules sept banques européennes ont échoué à ces tests dont les résultats ont été connus vendredi 23 juillet.
Cependant la qualité des tests a été critiquée, certains les jugeant notamment trop faciles.
Dans le texte ci-dessous, Olivier Barthalon, qui n’est pas d’accord avec cette contestation, donne ses arguments ; je le livre à votre réflexion tel qu’il nous le communique.
Viviane Boussier
Les tests de résistance des banques européennes sont-ils valables ?
- Travaillant depuis 30 ans en direction comptable et financière de banques (où on élabore tous les ratios de sécurité bancaire), je ne suis pas d'accord avec les critiques négatives sur la qualité des tests de résistance.
Les banques, qui doivent être contrôlées car le métier est "dangereux"-on l’a vu avec la dernière crise- envoient chaque mois ou trimestre à la banque centrale leurs situations avec une série de ratios. Ceci permet à la banque centrale de faire toute une série d'analyses sur les risques pris par chaque banque, y compris des scénarios de crise (parfois en relation avec la banque en question).
- Ainsi, ce qui est publié n'est qu'une petite partie de ce que doit faire toute banque centrale sérieuse, c'est-à-dire veiller à ce que les risques pris par le système bancaire restent limités : c'est le cas en Europe.
Ce cadre limite européen et international est actuellement défini par les accords de Bâle II (Bâle III est en cours de négociation).
Cependant, Bâle II est appliqué dans la plupart des pays développés (depuis le 1.1.2007 en UE) sauf aux Etats-Unis ; à noter que s'ils l'avaient appliqué à cette date, la crise des "subprimes" aurait été moins forte !
- Les banques ont sûrement des défauts, mais en terme de gestion rigoureuse des risques et des limites, je peux dire de l'intérieur que celle où je travaille est un modèle du genre, d'ailleurs reconnu à l'extérieur.
- Sur les tests de résistance publiés, ceux-ci démontrent que le système bancaire européen est solide (seules 7 sur 91 grandes banques n'ont pas assez de fonds propres à ce jour), en tout cas bien plus que celui des Etats-Unis l'année dernière où 10 des 19 plus grandes banques étaient insuffisamment capitalisées, et où les faillites bancaires battent des records : 140 l'année dernière, 103 cette année depuis le 1er janvier à ce jour. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que quasi 100% du système financier en zone euro est contrôlé par la banque centrale, alors que c'est à peine 50% aux Etats-Unis, d'où les retards pour détecter la crise des "subprimes" ou crédits sous primés.
Certes, il peut y avoir des faiblesses dans ces tests, notamment dans la prise en compte trop partielle du hors bilan et des dérivés de gré à gré, dont les encours très élevés sont surtout aux Etats-Unis et dans les banques anglaises en grande partie nationalisées ; la plus grande faiblesse n'est donc pas là où la presse l'indique.
Dans la réalité, l'Europe a un système beaucoup plus fiable que celui des Etats-Unis. On estime à 3,5 milliards d'euros le manque de fonds propres, dans des métiers bancaires simples de dépôts et de crédits classiques. Mais l'on entend tous les économistes béats du libéralisme borné dire le contraire !
La campagne de presse contre le risque souverain européen nous a coûté très cher, de façon scandaleuse, notamment pour les pays de la zone euro qui ont un déficit 2 fois moindre que le Japon ou les Etats-Unis, avec un endettement plus faible.
Un exemple : avec l'inconséquence de notre gouvernement, la différence des taux d'emprunt à 10 ans entre la France et l'Allemagne a atteint récemment jusqu'à 0,60 point de pourcentage ; appliqué aux 1 500 milliards d'euros de dettes, cela peut coûter 1 500 x 0,60% = 9 milliards par an à l'Etat français, soit pour chacun des 65 millions de français près 1 500 € par an, ou 3 000 par foyer fiscal.
Ce coût est beaucoup plus élevé pour les Espagnols ou Portugais (2 à 3 points de pourcentage de coût d'emprunt supplémentaire) et encore beaucoup plus pour les Grecs (6 à 7 points) qui avaient un peu trop triché sur leurs statistiques.
Et cet argent est gagné par qui ? Souvent par des spéculateurs anglo-saxons qui ont organisé une campagne de presse scandaleuse contre la zone euro et après l'échec d'émission de bons du Trésor aux Etats-Unis en mars 2010.
Il ne faut pas oublier que nous sommes en "guerre économique" ; l'Europe doit savoir se défendre.
Par ailleurs, trop d'économistes se sont encore trompés : ceux bornés par la pensée unique libérale anglo-saxonne, à l'instar de celle des marxistes soviétiques des années 1960 ! La conjoncture s'avère meilleure en Europe qu'annoncée et moins bonne aux Etats-Unis ; c'est quasi systématique chez eux : leurs prévisions sont devenues un instrument de propagande. La conséquence est la rechute du dollar US.
Olivier Barthalon
15:27 Publié dans Actualités, Le savez-vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.07.2010
Les eurodéputés au Parlement
La Fondation Schuman nous livre, dans sa lettre du 5 Juillet, les résultats de son
étude sur les eurodéputés français au Parlement Européen. C'est un assez long mais intéressant document dont je vous livre ici l'introduction
Un an après les élections de juin 2009, le bilan est assez mitigé avec peu de progrès, certains reculs et des faiblesses réelles. Si les eurodéputés français sont mieux représentés au sein des commissions influentes, on doit noter un fort taux de renouvellement - qui a un impact négatif en termes de capacité à obtenir des postes de responsabilité - et l’absence d’eurodéputés français au sein du Bureau du Parlement européen ; par ailleurs, la légère augmentation du nombre de coordinateurs dissimule mal l’écart persistant avec celui des autres «grandes » délégations nationales ; en dernier lieu, le problème du cumul des mandats caractérise de manière singulière près de la moitié des eurodéputés français.
et la conclusion :
Le Parlement apparaît désormais comme une institution où les députés français peuvent avoir une réelle influence sur la législation européenne, au service des citoyens qui les ont élus, mais aussi plus largement des citoyens européens.
Même si les groupes parlementaires organisent dans la pratique l’essentiel des travaux sur les textes législatifs, il n’en demeure pas moins que, sur certains textes particulièrement sensibles au niveau des États membres, les délégations nationales jouent un rôle qu’on ne peut négliger.
Or, un an après les élections de juin 2009, le bilan est assez mitigé en ce qui concerne l’influence des Français, avec peu de progrès, certains reculs et des faiblesses réelles. Si les eurodéputés français sont mieux représentés au sein des commissions importantes, on doit noter un fort taux de renouvellement - qui a un impact négatif en termes de capacité à obtenir des postes de responsabilité - et l’absence de députés français au sein du Bureau du Parlement européen ; par ailleurs, la légère augmentation du nombre de coordinateurs dissimule mal l’écart persistant avec celui des autres « grandes » délégations nationales ; en dernier lieu, le problème du cumul des mandats caractérise de manière singulière près de la moitié des eurodéputés français.
L'ensemble de la lettre est disponible ICI
Pour illustrer cette étude, je vous propose de découvrir l'interview de Sylvie
Goulard, qui, sur son site, donne ses impressions d'eurodéputée au Parlement, une école de discipline et de modestie. Il faut se rappeler qu'elle est élue dans le Grand Ouest, d'où le titre de sa chronique "de Carnac"
Pour réfléchir sur les élections de nos futurs eurodéputés, et compléter ce dossier, une Proposition de loi -en préparation-rétablissant une circonscription unique pour l'élection des représentants français au Parlement européen découverte sur le site de Légifrance, une loi qui ne contribuerait certainement pas, à mon avis, à rapprocher nos députés de leurs électeurs et donc à rapprocher l'Europe des citoyens !
Viviane Boussier
23:30 Publié dans Actualités, Le savez-vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.07.2010
Euroscepticisme contre fédéralisme !
C’est l’euroscepticisme qui l’emporte, constat normal tant que les vingt sept Etats n’auront pas trouvé des convergences absolues et une sérénité générale. Une Europe dissipée ne peut aboutir ; il faut recentrer, car le cadre européen, bien qu’on le dise démocratique, devient confus.

A-t-on déjà vraiment répondu à la question : coopération (mieux encore coopération renforcée) ou fédération ? Quelle est la configuration qui a le plus de chance ? Les avis semblent partagés sur ce point parce que derrière cette interrogation subsiste le refus de perdre la souveraineté nationale. Pourtant la France, par exemple, sera toujours un des Etats de l’Union en bénéficiant alors du plus européen qui suppose tout de même certaines concessions : on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, comme il est dit. Mais, le temps s’écoule avec des divergences qui empêchent de trouver le chemin pour finaliser la construction européenne.
La perspective fédérale restera utopique tant qu’une démonstration convaincante ne sera pas effectuée auprès des citoyens sur l’apport de véritables atouts. Et cette perspective ne peut devenir réalité que si chacun en perçoit l’intérêt, à condition que les Etats soient solidaires. Si certains pays se servent de l’Europe comme roue de secours, la communauté européenne ne se justifiera pas et ce grand espace sera bancal.
La visée européenne a germé il y a environ 3000 ans, elle a particulièrement progressé ces soixante dernières années, et « nous n’avons toujours pas vraiment conclu ». Il sera sans aucun doute très préjudiciable, sur tous les plans, de bloquer cette construction européenne, alors que la paix entre les pays membres de l’Union Européenne est entérinée.
Prévoir une organisation européenne forte et efficace constitue la base de fonctionnement d’une zone performante : dans les domaines économique et social (par exemple, certains propriétaires d’entreprises privées, les actionnaires, devraient revoir leur copie), sans oublier l’éducation nationale (cohésion et généralisation des formations par la voie notamment de COMENIUS de la maternelle au lycée et d’ERASMUS dans l’enseignement supérieur), ensemble d’Etats synonyme de richesse culturelle, de richesse en terme de production, de pouvoir d’achat et d’investissement (une répartition de richesse équitable et anticipative de crises), et d’humanité (l’actualité confirme que creuser les inégalités est voué à l’échec). Les privilèges déforment la société ; l’exemplarité européenne pourrait peser, sans affrontement, sur le reste du monde. Les avantages générer par l’Union Européenne doivent se multiplier et non se déplacer : par exemple, si les pays en transition de l’Est en tirent des avantages économiques légitimes, cela ne peut être au détriment des pays industrialisés dits « riches » comme la France entre autres pays ; sinon parler d’un grand marché européen n’est pas crédible, d’autant moins si on n’enregistre pas un retentissement social positif dans tous les Etats.
L’idée de création d’un « fonds monétaire européen » assurerait, sans nul doute, un confort financier pour l’Union Européenne, à condition « de ne pas en abuser ».
Il va sans écrire, qu’il est aussi nécessaire d’éclairer les citoyens sur les institutions européennes et leur fonctionnement, leur rôle déterminant, et sur les traités qui concrétisent l’avancement européen (décryptage synthétique mais concis). Première étape pour emporter l’adhésion des citoyens non initiés qui sont très nombreux sur 500 millions au total.
Quant à l’Euro, qui s’est déprécié et oscille actuellement entre 1.23 $ et 1.26 $, il reste néanmoins
une monnaie forte et sûre. Son niveau actuel constitue plutôt une aubaine. En effet, ce niveau d’échange s’avère salvateur car il permet d’augmenter les exportations, bien que ces dernières doivent être alors largement –voire très largement- supérieures aux importations qui dans ce cas sont plus chères. Le résultat doit enregistrer une balance commerciale excédentaire. Dans l’histoire récente de l’Euro, il a été effectivement constaté que durant les périodes où notre monnaie se situe à la baisse, les exportations progressent, et inversement lorsqu’elle s’apprécie trop. Mais cela ne signifie pas que des pertes sont enregistrées quand la devise est à la hausse, dans la mesure où les exportations sont suffisantes pour couvrir les importations. Quand le niveau de l’Euro est haut nos exportations sont plus chères et régressent, tandis que nos importations sont moins chères et compensent, au moins en partie, le freinage des exportations. Il faut cependant savoir, qu’en principe, la zone euro est excédentaire, alors que l’Union Européenne dans son ensemble est déficitaire. Toutefois, si la croissance mondiale ralentit, quelle que soit la devise de la facture, les exportations iront dans le même sens, donc les importations aussi, car lorsque le pays exportateur vend moins c’est parce que le pays importateur achète moins. La force déployée par l’unification des Etats membres ne peut néanmoins que nous protéger des aléas. Et là le marché européen aura tout son sens. Autre recette de taille : un Euro plus bas augmente le tourisme étranger.
Le Mouvement Européen France et ses sections, comme la nôtre « Mouvement Européen des Yvelines », ont pour objectif l’information des citoyens et organisent pour y répondre, régulièrement et fréquemment, des rencontres animées par des personnalités (responsables politiques, économistes, juristes, financiers, politologues, …). Les thèmes des conférences sont définis à l’avance et suivent l’actualité européenne ; ces manifestations proposent aussi de débattre, et donc de multiplier les idées relayées aux instances supérieures.
Enfin, des interventions sont destinées aux européens de demain qui sont à l’école : il ne s’agit pas de dispenser des cours, mais de les renseigner de manière pédagogique, précise, plus concrète, et de conduire des débats dans une réflexion partagée ; cela ne décrédibilise pas le travail des professeurs qui participent aussi. Le Mouvement des Jeunes Européens – France a entrepris une tâche essentielle auprès des jeunes tout spécialement.
Monique Fernez.
15:58 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.07.2010
Le SEAE !
Il faut déjà décoder ces initiales : Il s’agit du Service Européen d’Action Extérieure
Un accord sur ce service européen d’action extérieure est intervenu le 8 Juillet, après six mois de discussions entre les Etats, les eurodéputés et la Commission.
Cette institution est prévue dans le traité de Lisbonne dans le but d’établir « une diplomatie européenne pour compléter, voire, à terme, se substituer aux diplomaties nationales, et ainsi mieux faire entendre la voix de l’Union européenne dans le monde [L’Express] et de soutenir dans ses missions le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politiqu
e de sécurité.
Le consensus a été long à trouver, les parlementaires craignant la main mise trop importante des Etats sur ce service. Le compromis final prévoit qu’au moins un tiers des effectifs du SEAE provienne des services diplomatiques nationaux, mais qu’en contrepartie 60% du personnel soit composé de fonctionnaires européens, le reste étant des diplomates nationaux. Les députés auront également le contrôle budgétaire du service [AFP] et ils comptent bien exercer une grande vigilance sur les diplomates européens.
Un poste de secrétaire général est créé : il sera sans doute confié au diplomate français Pierre Vimont, actuel ambassadeur à Washington (...). C’est lui qui sera la véritable cheville ouvrière du SEAE, sous la responsabilité de la ministre des Affaires étrangères, Catherine Ashton.
Ce service arrivera-t-il à créer une véritable diplomatie européenne ? Ce nouveau service sera-t-il indépendant des diplomaties nationales puisqu’elles fourniront 40% du personnel ? A cet argument, Catherine Ashton, la Haute représentante pour les Affaires étrangères de l'UE, qui dirigera ce service répond, lors d'un débat au Parlement européen :
"Nous ne pouvons pas nous permettre d'agir en ordre dispersé dans un monde qui connaît des mutations de pouvoir fondamentales et dans lequel les problèmes sont de plus en plus complexes et interconnectés…
"Nous devons défendre les intérêts de l'Europe et projeter ses valeurs d'une manière plus cohérente et efficace. Et nous devons être ambitieux sur la manière dont nous le faisons", a-t-elle ajouté.
Il ne reste plus qu’à mettre le service en place, et notamment choisir les 6000 personnes qui le constitueront, dont 2000 diplomates (on va encore parler de technocrates !) : il devrait être opérationnel à partir du 1er janvier 2011.
La création de ce nouveau service laisse malgré tout beaucoup de questions non résolues: en particulier celle, fondamentale, d’une véritable politique étrangère et d’une politique de sécurité et de défense commune. Quel sera le poids respectif des Etats ? Certains –les « grands Etats »- ne voudront-ils pas jouer un rôle plus important que d’autres ? Ce service devra déjà rapprocher des positions toujours différentes -l’actualité passée a démontré que les Européens étaient loin de parler d’une seule voix !- Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, la méthode communautaire, et non intergouvernementale est la seule possible pour que l’UE soit un acteur mondial et non le « nain » politique qu’elle est actuellement, ce qui la rend inaudible sur la scène internationale.
Quand aucun chef d’Etat étranger ne demandera plus, « l’Europe, quel numéro ? » mais traitera avec l’UE et non avec chaque Etat individuellement, alors, seulement, l’Europe aura fait un grand pas.
Le SEAE ne restera pas un « effet d’annonce », comme l’écrit Jacques Delors dans son interview du 15 Juin, dans le Figaro :
… nommer un haut représentant alors qu'il n'y a pas de politique étrangère commune, c'est une erreur, un effet d'annonce. Or, les annonces non suivies d'effets sont désastreuses pour l'idée européenne.
Mais il faut bien déjà commencer à mettre en place ce service, à le faire évoluer en fonction de l’actualité et des personnalités pour créer une politique étrangère commune ! Une Europe créée à petits pas, en souhaitant qu’une crise ne soit pas utile pour en faire naître le besoin !
Dernière info : site du SEAE (9 Juillet) :
Plus de 100 ONG des droits de l'homme convergent à Bruxelles

Les droits de l'homme, la démocratie et l'État de droit sont des valeurs fondamentales de l'UE qui ont été ancrées dans son traité fondateur. Lors de la dernière révision du traité en 2009, les droits de l'homme ont été encore davantage renforcés.
Sources : ponctuellement les sources citées dans le texte et « Toute l’Europe », « Les coulisses de Bruxelles » pour l’aspect institutionnel et le blog de Robert Toulemon qui évoque certaines questions, à mon avis « fondamentales «, pour l’avenir de l’Europe via cette création
Viviane Boussier
07:52 Publié dans Actualités, Le savez-vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.07.2010
Le nouveau Président Polonais depuis le 4 juillet 2010 : Bronislaw KOMOROWSKI
BARROSO salue le nouveau Président polonais
José Manuel BARROSO a salué lundi 5 juillet la victoire de Bronislaw KOMOROWKI aux élections présidentielles polonaises, qui ont eu lieu la veille:
"Je suis convaincu que sous votre présidence, la Pologne multipliera les succès au sein de l'Union Européenne et continuera à exercer une influence positive sur le développement démocratique de l'Europe"
a affirmé le Président de la Commission Européenne au nouveau dirigeant polonais.
I a ajouté :
"C'est avec d'autant plus de confiance que nous attendons tous votre présidence".
En effet, cette présidence sera assurée au second semestre 2011.
Bronislaw KOMOROWSKI, candidat du Parti libéral et catholique conservateur attaché aux valeurs de la famille, a déclaré dans un discours prônant le dialogue, la coopération et l'unité :
"Aujourd'hui, la démocratie l'a emporté, notre démocratie polonaise".
Le résultat de cette élection constitue un signal pro européen fort, d'autant plus que
Bronislaw KOMOROWSKI est favorable à l'adoption de l'Euro.
Un plus dans la perspective fédérale de l'Union Européenne ? L'avenir proche nous le dira !
Monique Fernez
16:59 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.07.2010
A propos de la Présidence belge
Bonjour Belgique, 
C’est dans ces termes que le site de " Toute l’Europe " salue l’arrivée de la Belgique à la présidence tournante de l’Union Européenne, après celle de l’Espagne.
Mais c’est dans d’autres termes que le site de Jean Quatremer, « Les coulisses de Bruxelles » salue cette même arivée :
La Belgique, pays sans tête, prend celle de l’Union
Depuis le 1er Juillet, et ce jusqu’en Janvier 2011, c’est donc la Belgique qui assure la présidence de l’Union Européenne.
Petit rappel à propos de deux institutions :
Le Traité de Lisbonne a créé une présidence stable du Conseil européen. Mais le principe des présidences tournantes est maintenu pour les Conseils des Ministres sauf le Conseil des Affaires étrangères, présidé par le « Haut Représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la Sécurité, actuellement Catherine Ashton.
Cette présidence tournante est assurée par des groupes de trois États membres pour une période de 18 mois. Chaque membre du groupe assure à tour de rôle, donc pour une période de six mois, la présidence des Conseils des ministres (à l'exception de ceux des Affaires étrangères). Un programme commun est élaboré par les trois Etats de la « troïka », en concertation avec le Président du Conseil européen ; chaque Etat peut néanmoins proposer ses priorités pour la présidence.
Le but du système de programme commun pour 18 mois est d’assurer une certaine continuité des politiques de la présidence, tout en permettant à chaque État de présider le Conseil de l'Union européenne pendant une période limitée.
De janvier 2010 à juin 2011, la présidence du Conseil est organisée en coopération par l’Espagne, la Belgique et la Hongrie qui prendra donc la présidence tournante en janvier 2011. Après, ce sera le tour du trio : Pologne, Danemark et Chypre.
Le maintien de la présidence tournante, qui a fait et fait encore débat, favorise l'implication des dirigeants et de l'opinion publique du pays concerné et renforce ainsi le sentiment d'appartenance du pays à l'Union puisque chaque Etat propose ses priorités.
A côté de cette institution « tournante », le traité de Lisbonne a créé la fonction de président du Conseil européen pour un mandat de deux ans et demi renouvelable.
Depuis le début de l’année 2010, le belge Herman Van Rompuy occupe ce poste. Son rôle principal est de présider et d'animer les travaux du Conseil européen, mais surtout, la création de cette institution répond à la volonté de doter l'Union d'un pouvoir politique stable afin d'assurer une continuité d'action et de donner plus de visibilité à l'Europe.
C’est dans ce contexte institutionnel que s’inscrit la présidence belge.
Son programme comprend cinq priorités: situation socio-économique, cohésion sociale, environnement, action extérieure, justice liberté et sécurité.
Mais la principale difficulté belge réside dans son contexte politique national. Depuis les élections de Juin dernier, le Premier ministre, Yves Leterme, n'est chargé que de la gestion des affaires courantes du fait de sa Présidence à intérim. La passation de pouvoir avec la nouvelle coalition gouvernementale entre partis francophones et néerlandophones ne devrait avoir lieu qu’à mi-mandat. Même si les priorités ont été bien définies d’avance, on devine que ceci ne sera pas simple, ni pour la Belgique, ni pour l’Union.
On comprend alors le titre du blog des « Coulisses de Bruxelles » et le début de l’article qui commente l’arrivée de la Belgique à la présidence :
La Belgique, pays sans tête, prend celle de l’Union :
L’Espagne a passé hier-30 Juin (ndlr)- le relais de la présidence semestrielle tournante de l’Union européenne à la Belgique. C’est la succession des éclopés : un royaume sans gouvernement et menacé d’évaporation par la percée des indépendantistes flamands prend la succession d’un royaume dont le gouvernement peine à prendre la mesure de la gravité de sa situation économique…
Et si les institutions tiraient parti de cette situation ? Si la Belgique "préférait théoriser sa propre inexistence" et renforcer le rôle de la présidence stable qui pourraient enfin profiter de l’occasion pour affirmer ses prérogatives ?
Herman Van Rompuy a des atouts : en particulier le fait d’être ancien premier ministre belge lui-même, donc de bien connaître les rouages de son état mais aussi de connaître ceux de l’Union Européenne. Il lui faudrait donc profiter de ces circonstances pour enfin s’affirmer. S’il ne le fait pas dans cette occasion, le risque est qu’il ne le fasse jamais et ce sera encore plus difficile pour ses successeurs. Mais celui que l’on surnomme « Mr Nobody » saura-t-il profiter de cette opportunité ?
Réponse dans six mois !
Viviane Boussier
Sources : Essentiellement le site de Toute l’Europe et le blog de Jean Quatremer : Les coulisses de Bruxelles
Commentaire à propos du logo « EU » (posté en tête de cette note) trouvé sur le site de la présidence belge
Pour symboliser leur coopération dans le cadre du trio de présidences, l'Espagne, la Belgique et la Hongrie ont choisi un logo commun. Il symbolise une nouvelle façon de travailler en équipe, qui doit donner plus de cohérence à l'action de l'Union. Il reprend le sigle "EU" dans les couleurs du drapeau du pays qui préside l'Union. Actuellement aux couleurs de la Belgique, il prendra ensuite celles de la Hongrie.
Pour compléter cette note, un commentaire lu sur la lettre quotidienne Europe Midi n° 869 du 8 Juillet
M. Leterme a affirmé que la présidence belge vise avant tout à " faire moins de promesses et à atteindre plus de résultats ". Le fait que les dirigeants belges soient en ce moment en situation d'affaires courantes " présente l'avantage que nous pourrons nous occuper à temps plein de la présidence européenne "( l'accentuation en gras n'est pas dans le texte ,ndlr), a-t-il fait remarquer. Les eurodéputés apprécient que le gouvernement actuel n'ait pas fixé de longs " catalogues de priorités " impossibles à réaliser, ce qui crée souvent des " désillusions "(l'accentuation en gras n'est pas dans le texte, ndlr) (Joseph Daul, PPE). La Belgique bénéficie aussi d'une légitimité historique, " les présidences belges ont toujours fait avancer l'intégration européenne " (Guy Verhofstadt, ADLE).
Après tout, ce sont des arguments de bon sens qui porteront peut-être leurs fruits !
Viviane Boussier
17:29 Publié dans Actualités, Le savez-vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




