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27/06/2019

Après les élections européennes...

...que faire pour une Europe unie, juste et démocratique ?  drapeaux-UE.jpg

Les Présidents des Mouvements Européens - Allemagne, Chypre, Espagne, France, Grèce, Italie, Malte et Pologne cosignent le texte ci-dessous, symbole de l'unité et de la coopération européenne.

Déclaration de Linn SELLE, Christodoulos PELAGHIAS, Eugenio NASARRE, Yves BERTONCINI, Michalis ANGELOPOULOS, Pier Virgilio DASTOLI, Roderick PACE, Marcin ŚWIECICKI
 
Nous avons discuté des résultats des dernières élections européennes et sommes parvenus aux conclusions suivantes :
 
A. La participation des citoyens européens a augmenté dans la quasi-totalité des 28 Etats membres, ce qui témoigne d'un intérêt accru pour la dimension européenne et l'avenir de l'Union européenne ;
 
près une longue campagne médiatique sur le potentiel et l'influence croissante des nationalistes, les pro-européens ont maintenu une large majorité au Parlement européen et l’avancée des forces eurosceptiques ont été contenue...:
 
Il faut reconnaître que Renew Europe (ancien ADLE) et les Verts (Verts/ ALE) ont considérablement amélioré leur représentativité au Parlement européen et c'est pourquoi ils devraient faire partie de la large majorité qui pourrait exprimer le vote de confiance à la nouvelle Commission européenne aux côtés du PPE et du S&D ;
 
Les Spitzenkandidaten ont contribué à mieux faire connaître les candidats aux électeurs...Néanmoins, le Conseil européen doit accepter les candidats les plus connus publiquement et la majorité du Parlement européen dans sa proposition du prochain président de la Commission (article 17 du Traité sur l’Union européenne (TUE)) qui sera élu par le Parlement. À l'avenir, les listes transnationales contribueront à renforcer le processus des Spitzenkandidats.
 
B. Nous soutenons les propositions suivantes :
 
Voir ces propositions sur le site du Mouvement européen France , ICI, et dans les documents joints qui contiennent la totalité de la tribune,  en français ICI

22/11/2017

Allons plus loin pour démocratiser l'Union Européenne

Veuillez trouver ci-dessous la Déclaration des membres de l'Assemblée générale du Mouvement Européen – France, adoptée à La Rochelle le 19 novembre 2017.mouvement européen france, mouvement européen yvelines, démocratiser l'UE

L’élection présidentielle du printemps 2017 a délivré un message clair : la grande majorité de nos compatriotes souhaite que la France continue à appartenir à l’Union européenne (UE), et leur priorité est de peser sur l’évolution de la construction européenne et les décisions prises en notre nom

Quelques avancées démocratiques ont contribué à renforcer l’influence citoyenne sur le fonctionnement et les politiques de l’UE : parmi elles, l’élection des parlementaires européens au suffrage universel direct et le renforcement continu de leurs pouvoirs, y compris au moment de la désignation du Président de la Commission européenne. Mais il faut aller beaucoup plus loin, au moment où la cohésion et le futur de l’UE suscitent un vif débat, pour démocratiser la vie politique européenne.

Allons plus loin, d’abord, en réformant les modes de scrutin pour les élections européennes. La création de 13 nouvelles régions en France métropolitaine offre une occasion historique d’adopter des euro-circonscriptions plus proches du terrain et qui aient du sens aux yeux des électeurs. Utilisons-les pour les élections du printemps 2019, en associant si besoin les nouvelles régions les moins peuplées à leurs voisines afin d’éviter des déséquilibres démographiques trop marqués. Attention à la marche arrière qui consisterait à revenir à une seule circonscription nationale, sur la base d’un scrutin dont les élus seraient choisis par les états-majors des partis sans avoir aucun ancrage territorial !

Puisque nos amis britanniques ont choisi de nous quitter, utilisons aussi leurs 73 sièges de députés pour expérimenter des listes transnationales dès 2019, afin de renforcer la dimension européenne de la campagne électorale. Mais n’allons pas jusqu’à faire élire la moitié des députés européens sur la base de listes transnationales en 2024, comme l’a proposé le Président de la République, puisque cela briserait là encore le nécessaire ancrage local des élus de Strasbourg.

Allons plus loin également en matière de transparence des décisions européennes. Jean-Claude Juncker a eu raison de rendre publics les projets de mandats de négociations des accords commerciaux, qui doivent faire l’objet d’un contrôle politique et citoyen à la mesure des enjeux traités : aux Etats membres d’en faire de même une fois que ces mandats sont adoptés et pendant toute la durée des négociations.

Les controverses sur l’autorisation du glyphosate montrent que la transparence doit aussi être renforcée pour tout ce qui relève des décisions prises par les « comités » de représentants nationaux encadrant l’action de la Commission. Ces comités adoptent en effet des normes apparemment techniques, mais en réalité très sensibles : à quand un inventaire public des positions exprimées par les Etats membres lors de chacune de leurs réunions ?

Les séances du Conseil des Ministres adoptant des décisions législatives sont également supposées être publiques, mais il est bien difficile d’accéder à leurs retransmissions – encore un effort !

Aller plus loin dans la démocratisation de l’UE, c’est enfin mieux contrôler ceux qui décident en notre nom. La disparition programmée de la « Troïka », qui réunissait Commission, Banque centrale et FMI au chevet de pays comme la Grèce, va mettre un terme à une confusion des responsabilités et à une opacité très nuisibles du point de vue civique. La mise en place d’un Président à temps plein de l’Eurogroupe et d’une sous-commission dédiée à la zone euro au sein de Parlement européen nous permettrait elle aussi d’y voir plus clair !

Il nous faut également mieux contrôler nos représentants nationaux : la France compte le seul chef d’Etat et de gouvernement qui ne rend aucun compte devant son Parlement des décisions qu’il prend dans le cadre du Conseil européen. Pourquoi ne pas lui permettre de le faire à la faveur de la réforme annoncée de notre Constitution, comme l’a proposé le Rapport Bartolone-Winock ?

Les « Conventions démocratiques » sur l’Europe organisées en 2018 doivent mettre en débat de telles propositions, au même titre que toutes celles visant à relancer la construction européenne et à réformer les politiques de l’UE. Les militants du Mouvement Européen – France se mobiliseront sur tout le territoire pour garantir la dimension populaire et pluraliste de ces Conventions et la prise en compte des recommandations qu’elles émettront. Ils activeront leurs réseaux pour renforcer le caractère européen des Conventions afin qu’elles soient empreintes de l’ouverture nécessaire pour construire l’Europe avec les autres pays de l’UE.

La relance de la construction européenne et sa démocratisation doivent progresser du même pas : c’est ainsi que sera confortée l’adhésion dont l’UE a plus que jamais besoin face aux défis politiques et géopolitiques hors normes qu’elle affronte.

La déclaration est en en format PDF ICI et pour la partager sur vos réseaux , utiliser le hashtag #CitoyensdEurope.

29/04/2017

Le Mouvement Européen-France appelle à faire barrage à Marine Le Pen le 7 mai 2017

 Nouveau : communiqué du Mouvement européen France Déclaration-AGMEF-presidentielle-2017.pdf

En complément de cette note, voici le courrier envoyé aux adhérents du Mouvement européen Yvelines par son président, J.JL. Gasquet,  ainsi que le communiqué adopté par l'assemblée générale du Mouvement européen France le 29 Avril

Madame, Monsieur, chers amis,

Depuis sa création, le Mouvement Européen, favorable à un débat pluraliste sur la construction de l’Europe, s’est toujours tenu à une parfaite neutralité vis-à-vis des formations politiques lors des campagnes électorales.

Cependant, en raison de la volonté affichée par Marine Le Pen de casser l’Union Européenne, le Mouvement Européen – France, sur proposition de son Président Yves Bertoncini, a adopté lors de son Assemblée générale du 29 avril la déclaration appelant nos compatriotes à lui faire barrage que vous trouverez en annexe.

Devant l’importance des enjeux de l’élection présidentielle qui aura lieu le 7 mai nous vous invitons à profiter de ces derniers jours pour reprendre et développer les arguments de cette déclaration et les diffuser largement autour de vous, avant de revenir à l’occasion des élections législatives vers les candidats et les partis dont vous vous sentez les plus proches, en matière européenne comme sur d’autres sujets.

Association trans-partisane fondée il y a près de 70 ans suite au Congrès de la Haye, le vote 5.jpgMouvement Européen-France rassemble des citoyens favorables au développement de la construction européenne et issus d’horizons politiques divers. Il s’en est tenu à sa neutralité coutumière en vue du 1er tour de l’élection présidentielle, en interpellant et en faisant dialoguer les principaux candidats et leurs représentants, dans le cadre de sa mission de promotion d’un débat pluraliste sur l’Europe en France. (voir les réponses de 2 candidats dans notre note précédente)

La présence de Marine Le Pen au second tour de cette élection présidentielle découle de causes nationales autant qu’européennes : elle est cependant une menace directe pour l’appartenance de la France à l’Union européenne, à l’espace Schengen et à la zone euro. Cette triple appartenance est à nos yeux une composante essentielle du destin de notre pays, non seulement au regard des divisions ayant défiguré et affaibli notre continent, mais en raison d’un contexte international face auquel l’union fait plus que jamais la force.

Nous sommes convaincus qu’une large majorité de nos compatriotes est attachée à la construction européenne et que, en cas de référendum d’appartenance, ils voteraient pour que la France continue à faire entendre sa voix au sein de l’Union européenne plutôt que d’en prendre la porte. Nous ne souhaitons cependant pas qu’ils élisent à la Présidence de la République une candidate qui prétend vouloir « remettre la France en ordre », mais qui souhaiterait déclencher un processus de sortie porteur de lourdes incertitudes et d’un grand désordre. Nous souhaitons que la France reste fidèle aux valeurs d’ouverture qui fondent notre République et l’Union européenne, dans le respect de la diversité des peuples européens et d’un dialogue constructif entre eux.

Nous appelons les Français à faire barrage à Marine Le Pen en se mobilisant avec nous tout au long de la campagne du second tour pour faire vivre le débat sur l’Europe et en votant pour Emmanuel Macron le 7 mai prochain.

Olivier Mousson, Secrétaire général

Yves Bertoncini, Président